Ce webinaire d’introduction présente la gamme complète des enregistreurs de données ThingsLog — des appareils conçus pour connecter des compteurs et des capteurs industriels au cloud via les réseaux NB-IoT, LoRaWAN ou GSM. Que vous soyez ingénieur utilities, facility manager ou intégrateur IoT débutant dans l’écosystème ThingsLog, ce guide vous donnera une compréhension solide de ce qu’est un enregistreur de données IoT, comment il fonctionne, et comment choisir le bon modèle pour votre projet de déploiement.
Table des matières
- Qu’est-ce qu’un enregistreur de données IoT ?
- Gamme de produits ThingsLog
- Types de capteurs connectables
- Flux de données du capteur vers le cloud
- Comparaison des options de connectivité
- Questions fréquentes
Qu’est-ce qu’un enregistreur de données IoT ?
Un enregistreur de données (data logger) est un appareil électronique qui collecte, horodate et stocke des mesures provenant de capteurs, puis les transmet vers un système centralisé. Dans le contexte de l’IoT (Internet des Objets), l’enregistreur de données est le maillon entre le monde physique (compteurs, capteurs de terrain) et le monde numérique (plateforme cloud, tableaux de bord, applications).
La différence entre un enregistreur de données traditionnel et un enregistreur de données IoT réside dans la connectivité : le traditionnel stocke les données en mémoire locale (carte SD, mémoire interne) et nécessite un relevé physique ou une connexion filaire pour extraire les données. L’enregistreur IoT transmet les données automatiquement via un réseau sans fil (cellulaire, LoRaWAN, Wi-Fi, Zigbee) vers un serveur distant, permettant un accès en temps réel depuis n’importe quel endroit avec une connexion Internet.
Dans la chaîne IoT, l’enregistreur de données joue un rôle de “traducteur” : il convertit les signaux physiques des capteurs (impulsions électriques, courant analogique, trame Modbus) en paquets de données numériques compréhensibles par la plateforme cloud. Sans cet intermédiaire, les capteurs de terrain seraient des îlots d’information inaccessibles. ThingsLog a conçu ses enregistreurs spécifiquement pour le marché des utilities — eau, énergie, gaz, chaleur — avec les interfaces et les protocoles adaptés à ce secteur.
Gamme de produits ThingsLog : LPMDL-1102, LPMDL-1103, TLGW-1101
ThingsLog propose trois modèles principaux d’enregistreurs de données, se distinguant principalement par leur technologie de connectivité. Le LPMDL-1102 utilise NB-IoT (Narrowband IoT), une technologie cellulaire LPWAN standardisée par les opérateurs télécom. Il est idéal pour les déploiements en zones couvertes par les réseaux NB-IoT, qui offrent une excellente pénétration dans les bâtiments et les caves, une autonomie de batterie maximisée grâce au PSM, et un coût de connectivité faible.
Le LPMDL-1103 utilise LoRaWAN, une technologie radio sur bande non-licenciée (868 MHz en Europe). Il convient particulièrement aux déploiements dans des zones sans couverture cellulaire (zones rurales, bâtiments avec blindage électromagnétique) ou pour des opérateurs qui souhaitent déployer leur propre réseau radio privé. LoRaWAN offre des portées de plusieurs kilomètres en milieu urbain et jusqu’à 10-15 km en milieu ouvert, avec une très faible consommation énergétique en Class A.
Le TLGW-1101 utilise GSM/GPRS, la technologie cellulaire 2G/4G classique. C’est la solution la plus universellement déployable — la couverture GSM est disponible dans pratiquement tous les pays du monde — mais avec une consommation énergétique plus élevée que NB-IoT. Le TLGW-1101 convient aux sites avec alimentation électrique disponible ou pour des applications nécessitant des volumes de données plus importants (transmission d’images, mises à jour firmware fréquentes).
Types de capteurs connectables aux enregistreurs ThingsLog
Les enregistreurs ThingsLog sont conçus pour se connecter à la grande diversité des capteurs et compteurs présents sur le terrain. Les entrées pulse (impulsionnelles) sont le type le plus courant pour les compteurs d’eau, de gaz et de chaleur. Chaque rotation du compteur génère une impulsion électrique (contact sec ou sortie collecteur ouvert). ThingsLog enregistre ces impulsions et les convertit en volume ou en énergie selon le coefficient configuré.
Les entrées analogiques 4-20 mA sont la norme industrielle pour les capteurs de pression, de débit continu, de niveau de cuve, de température et de qualité d’eau (turbidité, chlore, pH avec transmetteur). Le signal 4-20 mA est robuste aux perturbations électromagnétiques et peut être transmis sur plusieurs centaines de mètres de câble. ThingsLog convertit ce signal en valeur physique selon la plage configurée.
Les interfaces numériques RS485 Modbus RTU permettent de connecter des équipements industriels intelligents : analyseurs de puissance, compteurs d’énergie multi-tarifs, automates, capteurs avec afficheur. Modbus est un protocole ouvert et documenté, ce qui garantit une compatibilité avec la grande majorité des équipements industriels disponibles sur le marché. ThingsLog peut lire jusqu’à plusieurs registres Modbus par cycle de mesure, permettant la collecte simultanée de multiples grandeurs (puissance active, réactive, tension, courant, fréquence).
Flux de données du capteur vers le cloud
Le flux de données dans l’écosystème ThingsLog suit un chemin bien défini. Le capteur (compteur d’eau, capteur de pression, analyseur d’énergie) génère un signal électrique. L’enregistreur ThingsLog lit ce signal à l’intervalle configuré (15 minutes, 1 heure, etc.), horodate la mesure et la stocke en mémoire locale. À l’intervalle de transmission configuré, l’enregistreur se réveille, établit une connexion réseau (NB-IoT, LoRaWAN ou GSM), transmet les données accumulées vers la plateforme ThingsLog, puis retourne en mode veille profonde.
Sur la plateforme cloud, les données sont reçues, décodées, validées et stockées dans une base de données time series. Elles sont immédiatement disponibles pour visualisation dans l’interface web et l’application mobile. Les règles d’alarme configurées sont évaluées en temps réel : si une valeur dépasse un seuil, une notification est envoyée immédiatement par email, push mobile ou SMS. Les données sont conservées sur la plateforme pendant toute la durée de l’abonnement et peuvent être exportées en CSV ou récupérées via l’API REST.
Comparaison des options de connectivité pour différents scénarios
Le choix entre NB-IoT, LoRaWAN et GSM dépend du contexte de déploiement. NB-IoT est le meilleur choix pour les déploiements urbains dans des pays avec bonne couverture NB-IoT (France, Allemagne, Pays-Bas, Royaume-Uni, Bulgarie…). Sa pénétration dans les caves et regards est excellente, son coût de SIM bas, et son autonomie batterie maximale. LoRaWAN est préférable dans les zones rurales sans couverture cellulaire, pour les opérateurs souhaitant un réseau privé, ou dans les pays où NB-IoT n’est pas encore déployé. GSM reste la valeur sûre universelle, idéale pour les sites avec alimentation électrique.
| Thème | Élément clé |
|---|---|
| LPMDL-1102 | NB-IoT — autonomie maximale, pénétration bâtiments |
| LPMDL-1103 | LoRaWAN — réseau privé possible, rural, longue portée |
| TLGW-1101 | GSM — couverture universelle, sites avec électricité |
| Capteurs supportés | Pulse, 4-20 mA, RS485 Modbus RTU |
| Flux données | Capteur → Logger → Réseau → Cloud → Dashboard/App/API |
Questions fréquentes
Comment choisir entre NB-IoT et LoRaWAN pour mon déploiement ?
Le critère principal est la disponibilité de la couverture réseau sur votre zone de déploiement. Vérifiez la couverture NB-IoT de votre opérateur local avec un outil de cartographie (Opensignal, couverture opérateur). Si la couverture NB-IoT est disponible et de bonne qualité, c’est généralement le meilleur choix : simplicité de déploiement (pas d’infrastructure réseau à gérer), coût SIM bas et autonomie batterie maximale. Si la couverture est insuffisante ou si vous avez plusieurs centaines de points à déployer dans une zone concentrée, LoRaWAN avec une ou deux passerelles privées peut être plus économique sur le long terme.
Combien de capteurs peut-on connecter sur un seul enregistreur ThingsLog ?
Le nombre de canaux disponibles dépend du modèle. Les enregistreurs LPMDL disposent typiquement de 2 à 4 entrées impulsionnelles, 1 à 2 entrées analogiques 4-20 mA, et une interface RS485 Modbus. La configuration exacte est décrite dans la fiche technique du modèle concerné. Pour des besoins en canaux multiples (un bâtiment avec 10 sous-compteurs), il est courant de déployer plusieurs enregistreurs sur le même site, chacun gérant quelques compteurs, et de les regrouper sous le même “site” dans la plateforme ThingsLog pour une vue consolidée.
Les données sont-elles perdues si la connexion réseau est interrompue ?
Non — les enregistreurs ThingsLog ont une mémoire locale qui stocke les mesures en cas d’absence de connectivité. En cas de perte de couverture réseau (zone blanche temporaire, maintenance réseau opérateur), les mesures continuent d’être enregistrées localement. Dès que la connexion est rétablie, les données accumulées sont transmises vers la plateforme dans l’ordre chronologique. La capacité de mémoire locale varie selon les modèles et peut stocker de plusieurs jours à plusieurs semaines de données selon l’intervalle de mesure configuré, garantissant la continuité des données même sur des sites à connectivité intermittente.

