thingslog logo

Webinaire gratuit : surveillance basse consommation avec ThingsLog

ThingsLog a organisé le 21 octobre 2020 à 14h00 UTC un webinaire gratuit destiné aux professionnels des utilities sur le thème de la surveillance IoT basse consommation. Ce webinaire approfondi couvre les questions fondamentales que se posent les ingénieurs et techniciens qui déploient des solutions IoT sur des sites difficiles d’accès : quand la basse consommation est-elle vraiment nécessaire ? Comment choisir les bons capteurs ? Comment configurer les enregistreurs ThingsLog pour maximiser l’autonomie batterie ? Une démonstration live complétait les présentations théoriques pour ancrer les concepts dans la réalité terrain.

Table des matières

Scénarios nécessitant la surveillance basse consommation

La surveillance basse consommation s’impose dans tous les déploiements où l’alimentation électrique secteur est absente ou peu fiable. Les stations de pompage rurales isolées sont un cas typique : situées à des kilomètres du réseau électrique, alimentées par groupe électrogène ou panneaux solaires, elles ne peuvent pas soutenir un système de surveillance énergivore. L’enregistreur doit fonctionner sur sa propre batterie pendant plusieurs années, avec des remplacements planifiés lors des tournées de maintenance.

Les compteurs d’eau enterrés dans les regards de trottoir représentent un autre cas emblématique. Ces regards sont généralement dépourvus d’alimentation électrique, et les travaux d’installation de câblage seraient disproportionnés par rapport au coût du compteur. La solution basse consommation sur batterie est la seule viable économiquement. Les enregistreurs ThingsLog installés dans des regards béton à 60 cm de profondeur doivent également compenser l’atténuation radio due au béton et au sol — ce qui peut impliquer l’utilisation de spreading factors plus élevés sur LoRaWAN, augmentant la durée de transmission et donc la consommation par cycle.

Les capteurs agricoles déployés sur des dizaines ou centaines d’hectares constituent un troisième domaine où la basse consommation est critique. Un agriculteur qui déploie 50 capteurs d’humidité du sol dans ses parcelles ne peut pas changer des batteries tous les 6 mois — le coût de la main-d’œuvre rendrait le système non rentable. Une autonomie de 3 à 5 ans minimum est nécessaire pour un modèle économique viable. Les capteurs souterrains (sondes d’humidité, piézomètres) sont également difficiles d’accès, ce qui renforce encore l’exigence d’autonomie.

Types de capteurs pour applications basse puissance

Le choix du capteur est aussi important que celui de l’enregistreur pour optimiser la consommation globale du système. Pour les compteurs d’eau avec sortie impulsionnelle à contact sec (reed switch), la consommation additionnelle pour la détection des impulsions est quasi nulle — le compteur ne consomme rien, et l’enregistreur se réveille uniquement quand une impulsion est détectée (mode interrupt) ou compte les impulsions via un compteur matériel pendant le sommeil.

Les capteurs 4-20 mA classiques présentent une consommation permanente de 4 à 20 mA (le courant de boucle) qui peut être prohibitive en mode basse consommation si le capteur est alimenté en continu. La solution est d’utiliser des capteurs 4-20 mA avec alimentation commutable (switched power) : l’enregistreur ThingsLog alimente le capteur uniquement pendant la mesure (quelques centaines de millisecondes), puis coupe l’alimentation. La consommation moyenne du capteur tombe ainsi de plusieurs mA en continu à quelques µA en moyenne — une réduction d’un facteur 1000 ou plus.

Les capteurs numériques SDI-12 (standard courant dans l’agriculture et l’environnement) ont un protocole d’interrogation à faible consommation intégré. Les capteurs RS485 Modbus à faible consommation sont disponibles chez certains fabricants spécialisés (SensorSmith, Keller, Vaisala) pour des applications d’environnement. ThingsLog prend en charge l’alimentation commutable des capteurs pour maximiser l’autonomie dans tous ces scénarios.

Connectivité économique : NB-IoT PSM et LoRaWAN Class A

NB-IoT avec PSM (Power Saving Mode) est la technologie cellulaire la plus économe en énergie disponible. Le PSM permet à l’appareil de se déconnecter entièrement du réseau entre les transmissions, réduisant la consommation à quelques µA. Le réseau “garde” l’adresse IP et le contexte de l’appareil pendant la durée du timer PSM configuré, permettant une reconnexion ultra-rapide lors du réveil. En pratique, une session NB-IoT avec PSM se déroule ainsi : réveil → connexion réseau (~2-10 secondes) → transmission des données (~0,5-2 secondes) → entrée en PSM → sommeil profond jusqu’au prochain réveil.

LoRaWAN Class A est encore plus économique car le protocole est intrinsèquement conçu pour les appareils basse consommation : pas de signalisation réseau complexe, pas de couche TCP/IP, transmission directe d’une trame de quelques dizaines d’octets en quelques secondes maximum. La consommation totale par cycle de transmission LoRaWAN est typiquement de l’ordre de 10 à 50 mJ selon le spreading factor et la distance au gateway, contre 100 à 500 mJ pour une session NB-IoT complète. Sur des années de fonctionnement avec des transmissions toutes les heures, cette différence d’énergie par cycle peut représenter plusieurs mois d’autonomie supplémentaire.

Méthodologie de dimensionnement batterie

Le dimensionnement de la batterie pour un déploiement basse consommation ThingsLog suit une approche en plusieurs étapes. Premièrement, définir la fréquence de transmission souhaitée (par heure, toutes les 4 heures, par jour). Deuxièmement, évaluer la durée et la consommation de chaque phase du cycle : mesure des capteurs, réveil, connexion réseau, transmission, entrée en veille. Ces données sont disponibles dans les fiches techniques ThingsLog et dans les mesures de consommation publiées pour chaque modèle et chaque technologie réseau.

Troisièmement, calculer la consommation moyenne sur un cycle complet : somme des (consommation × durée) de chaque phase, divisée par la durée totale du cycle. Quatrièmement, choisir la capacité de batterie pour atteindre l’autonomie souhaitée : Capacité = Autonomie_souhaitée × Consommation_moyenne. Cinquièmement, appliquer un facteur de dérating de 0,7 à 0,8 pour tenir compte des pertes liées à la température (les batteries lithium perdent de la capacité au froid), de l’autodécharge (~1 % par an) et des marges de sécurité. ThingsLog propose des outils de calcul d’autonomie sur sa documentation en ligne pour simplifier cette démarche.

Comparaison des enregistreurs ThingsLog pour scénarios basse consommation

Le LPMDL-1102 NB-IoT est recommandé pour les déploiements en zones avec bonne couverture NB-IoT : compteurs en regard de trottoir en zone urbaine, bâtiments industriels en zones desservies par les opérateurs NB-IoT. Sa consommation en veille PSM est parmi les plus basses de la gamme ThingsLog. Le LPMDL-1103 LoRaWAN est préféré pour les zones rurales sans couverture cellulaire, les déploiements avec réseau LoRaWAN privé existant, et les applications nécessitant une autonomie maximale (10+ ans sur batterie D). Pour les sites avec alimentation électrique disponible mais budget SIM limité, le TLGW-1101 GSM reste une option viable avec une consommation maîtrisée en mode veille.

Points clés à retenir
Thème Élément clé
Cas clés basse consommation Pompage rural, regards d’eau enterrés, agriculture
Capteurs recommandés Reed switch pulse, 4-20 mA switched power, SDI-12
NB-IoT PSM Veille profonde µA — idéal zones urbaines et périurbaines
LoRaWAN Class A Plus économique — idéal zones rurales, réseau privé
Facteur dérating batterie 0,7 à 0,8 × capacité nominale pour autonomie réelle

Questions fréquentes

Quelle est la différence entre NB-IoT PSM et eDRX pour la basse consommation ?

PSM (Power Saving Mode) et eDRX (extended Discontinuous Reception) sont deux mécanismes 3GPP pour réduire la consommation des appareils cellulaires IoT, mais ils fonctionnent différemment. eDRX permet à l’appareil de “dormir” pendant des périodes configurables entre les cycles de réception, mais reste accessible au réseau — il peut recevoir des commandes descendantes (downlink) à intervalles réguliers. PSM va plus loin : l’appareil est complètement indisponible au réseau pendant la période de veille. PSM offre donc une consommation plus basse, mais au prix d’une latence de réception plus élevée (impossible d’envoyer une commande à l’appareil en dehors de ses courtes fenêtres de transmission). Pour la surveillance de compteurs avec ThingsLog, le PSM est idéal car les commandes descendantes ne sont pas urgentes.

Comment adapter la configuration ThingsLog pour maximiser l’autonomie dans des zones de faible couverture NB-IoT ?

En zones de faible couverture NB-IoT, chaque transmission nécessite plus de tentatives et de retransmissions, augmentant la consommation par cycle. Plusieurs configurations ThingsLog permettent d’optimiser l’autonomie dans ces conditions : réduire la fréquence de transmission (passer de 1 envoi/heure à 1 envoi/4 heures ou 1 envoi/jour), augmenter la robustesse de transmission en réduisant la taille des paquets de données, activer le stockage local avec transmission groupée quotidienne, et configurer un timeout court en cas d’échec de connexion pour éviter des tentatives répétées énergivores. Si la couverture NB-IoT est structurellement insuffisante, migrer vers LoRaWAN avec une passerelle locale peut être la meilleure solution.

Quels sont les signes qu’une batterie IoT atteint la fin de vie et comment ThingsLog l’indique-t-il ?

ThingsLog surveille la tension de la batterie interne et transmet cette valeur avec chaque trame de données. La plateforme ThingsLog peut configurer une alarme sur la tension batterie : quand la tension chute en dessous d’un seuil configurable (typiquement 3,4 V pour les batteries lithium 3,6 V), une alerte email ou push est envoyée aux responsables techniques pour planifier un remplacement. Cette surveillance préventive est préférable à une défaillance silencieuse — un appareil dont la batterie est épuisée s’arrête de transmettre sans avertissement, créant une fausse impression de “données valides” si l’absence de données n’est pas détectée par une alarme de connectivité.

Partager:

Facebook
LinkedIn

Autres articles